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Auboué et son histoire

Historique

AUBOUÉ ses origines

Au XIe siècle, un gué existait et notre localité n’était qu’un petit village avec quelques maisons sur la rive droite de l’Orne (ce gué fût remplacé avant l’an 1200 par un pont).

LE POINT DE VUE ARCHEOLOGIQUE ET HISTORIQUE

La population d’ AUBOUE en 1888 était de 470 habitants et les noms anciens de la commune étaient Aubouée -Audouéi – Aubouey.

ETYMOLOGIE DU NOM

« AUBOUE » viendrait de « au bois » d’après certains anciens du village. D’autres affirment que « AUBOUE » veut dire « au bac », que ce nom lui a été donné en souvenir du bac employé pour franchir l’Orne il y a plusieurs siècles.

AUBOUÉ en 1832

Un plan du village d’AUBOUE de décembre 1832 permet de recenser, à cette époque, entre 50 à 60 maisons d’habitations, remises, granges et écuries, et en majeure partie groupées de chaque côté des deux rives de l’Orne, près de l’îlot rue des ponts (actuellement rue des martyrs sur lequel on remarque qu’il n’y a aucune construction.

L’église

L’église est toute moderne, elle a été construite en 1834. L’ancienne se trouvait près de la ferme de Coinville au milieu du cimetière. Son origine est fort ancienne. Elle avait une tour peu élevée recouverte d’une toiture à deux pans. Le patron était St Jean Baptiste. les dimensions de l’ancienne comme de la nouvelle sont : longueur (choeur compris) 30 m – largeur : 13 m. Les mesures étaient prises intérieurement. La voûte, en planche, est supportée par les murs latéraux. Elle est en forme d’anse de panier. Elle est en bois. Les fermes ne sont pas apparentes à l’ intérieur. Les fenêtres ont la forme de plein-cintre. Les vitraux ont été posés en 1887. Les portes de l’église sont rectangulaire en plein-cintre, elles ne sont pas accompagnées de colonnes, ni de pilastres. Elles ont une ouverture et aucun pilier ne sépare les deux ventaux. Il y a un porche fermé sous le clocher à l’entrée qui sert de vestibule. Il existe une tour en pierre servant de clocher et située à l’entrée, au midi. Les cloches ont été fondues et placées sur le clocher en 1867. La plus grosse porte comme inscriptions: « J’ai eu pour parrain M. Emile VIGNERON et pour marraine Marie Albertine RAYON ». Faite sous administration de M. MATIS et bénie par M.BERTIN, curé. Fonderie de N. GACLARD à METZ. La moyenne a pour inscriptions: « J’ai eu pour parrain M.Victor Edouard CABIROL et pour marraine Mlle Valentine DUBOIS ». La plus petite : « J’ai eu pour parrain M. Sébastien Ferdinand HARO et pour marraine Mlle Amande BRETON ».

LA GARE

La gare S.N.C.F de halte est devenue station puis gare. Avec le trafic des mines et usine elle a connu une activité intense, mais bien diminuée maintenant suite à la récession éconnomique.
Construite en 1882 sur la voie ferrée de la compagnie de l’EST (Hagondange-Jarny) celle-ci construite en 1881.

MINE USINE

Les mines et la sidérurgie : M. Camille CAVALLIER, pour la Sté de Pont à Mousson, après des recherches pour savoir si le sol contenait du minerai de fer (la minette) achetait en 1897 et 1898 des terrains communaux car une concession avait été obtenue par la société en 1884. On fora un premier puits de mine le 6 Juillet 1899 d’une profondeur de 136 m) et les travaux furent terminés le 5/07/1900. Le forage d’un second puits fut terminé en 1902 et celui du troisième en 1909. En 1901 l’exploitation débuta (service entretien, station électrique et pompage, silos de stockage du minerai), les vestiaires des mineurs et les bureaux furent construits.

En 1905, deux hauts fourneaux et un troisième en février 1911, près des puits de mine, commencèrent leur activité (des halles à coke, des coulées de fonte, centrale à gaz étaient édifiées). En 1905, l’exploitation de l’usine commença. Puis un peu plus tard, fut aménagé un terrain de stockage de gueuses de fonte. Il fut fait appel à l’immigration d’ouvriers italiens et polonais en majorité. Les familles qui vinrent ensuite devant être logées, la société construisit des habitations.

 

  • de 1901 à 1914 les cités dites “du Tunnel”
  • en 1902 les cités dites “de Coinville”
  • de 1906 à 1910 les cités dites “de Géranaux”
  • en 1906 la cantine de Coinville
  • en 1908 la cantine de la rue de la gare
  • en 1914 les logements pour cadres et ingénieurs

1921 : Inauguration du Monument aux Morts à Auboué

Il est toujours intéressant de rappeler des évènements que les générations actuelles n’ont pas vécus. Le monument aux morts de la guerre 14-18 est là pour rappeler le souvenir de cette terrible guerre, mais également celle de 39-45, celle d’Indochine et celle d’Algérie. Érigé dans les années 1920-1921 sur la place près des écoles primaires (C.E.S. ALLENDE et place LECLERC maintenant), il fut inauguré le dimanche 18 Septembre 1921 et, selon les archives, il y avait grande foule et beaucoup de maisons fleuries et pavoisées pour la cérémonie. Il était entouré d’une grille, et deux canons allemands de « 77 » étaient disposés de chaque côté. Par la suite, ces deux prises de guerre furent enlevées de ce lieu et installées près des écoles. Un premier près des classes de garçons et le second, après la mairie, près des classes de filles. Mais ces engins de guerre, hélas, retrouvèrent « leurs propriétaires », les descendants des soldats allemands, lors de la seconde guerre mondiale ; Je les ai vus, remorqués par deux camions de l’occupant, en août 1940, partir en direction de BRIEY.

Le monument aux morts de la guerre 1914-1918 et de la guerre 1939-1945.
La cérémonie d’inauguration à eu lieu le dimanche 18 septembre 1921 sous la présidence d’honneur du Général gouverneur de METZ, du sénateur Albert LEBRUN, du Maire M. SABOURET et du Président du comité d’érection M. DIGNAT. Le monument a été financé par une souscription publique et remis à la municipalité. Implanté prés des écoles, aujourd’hui place LECLERC, le monument était encadré par 2 canons Allemands. En 1956, lorsque la route et la place furent rehaussés, le monume nt a été transféré au pied de la côte de coinville, rue du 8 mai 1945, face à l’école maternelle Joliot CURIE. Tous les noms des victimes de guerre et des victimes civiles, de deux grandes guerres, de la guerre d’ALGERIE et de la guerre d’INDOCHINE figurent sur les quatre faces du monument.

Evolution du village

En 1929, il y eut la construction d’une ligne de chemin de fer privée de la Sté des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont à Mousson qui venait d’achever les travaux de la mine du “Paradis” à Batilly Moineville, laquelle devait acheminer sa production de minerai vers la gare d’Auboué. Deux viaducs furent édifiés, le premier dit “ de Coinville ”, au-dessus de l’Orne, hauteur 23 m longueur 126 m, le second derrière le Moulin vers la gare (au dessus du Woigot) Hauteur 12 m longueur 140 m. La première descente de minerai eut lieu le 2 Janvier 1930. Il y avait également l’usine d’encartouchage, dite “ la cartoucherie ” (pour les mines), la maison du vin, le moulin à farine, des entreprises et commerces… C’était, comme dans toute la Lorraine industrielle,l’évolution, la stabilité… mais…

Monument des fusillés

Le caveau des fusillés, où reposent les corps des jeunes FTPF d’Auboué fusillés à la Malpierre le 29 juillet 1942, a été inauguré le 15 août 1947 en présence de l’abbé PIERRE député de M&M, du représentant de M.KRIEGEL-VALRIMONT député de M&M, de M.GRANDPIERRE directeur Général de la Société de Pont à Mousson, des représentants du Colonel GRANVAL, des généraux GILLOT de LINARES et JOINVILLE, des Maires du secteur, du comité d’érection, TINELLI, BINET et SORAGNA. Financé par une souscription publique et une participation de l’usine d’Auboué, le monument a été remis à la municipalité. Treize noms de fusillés apparaissent sur les plaques individuelles financées par les familles. Sur le fronton est inscrit « Auboué a ses glorieux fusillés francs tireurs et partisans français ». Sur le côté du monument sur une plaque de marbre figurent les noms de onze résistants morts en déportation. Sur l’autre coté sont inscrits les noms d’autres victimes du Nazisme. Le monument est situé devant le vieux cimetière, en haut de la rue du 8 Mai 45, près du square Jean MOULIN.

1967 : Fermeture de l’usine

Fermeture définitive de l’usine d’Auboué.

22 mars 1972

Le 22 mars 1972 à 11heures 30, un important affaissement minier s’est produit à Auboué. Il concernait une partie des quartiers de Géranaux et des Glacis. Trois cents personnes ont du être évacuées de toute urgence de leurs maisons lézardées, et de larges crevasses, profondes de plusieurs mètres, ont coupé les rues.

1981 : Fermeture de la mine du Paradis

Un piquet de grève contre la fermeture de la mine du Paradis.

14 octobre 1996

Pour la deuxième fois, après les affaissements miniers de 1972 à Géranaux et aux Glacis, des mouvements de terrains ont plongé le quartier de Coinville dans un profond émoi. 57 maisons de la rue Zeiller ont du être évacuées ; Des dégâts importants sont détectés, les trottoirs et la route se sont affaissés, le mur du cimetière de Coinville est lézardé à plusieurs endroits.

13 août 1999

Destruction du viaduc de Coinville.